C'est un de ces soirs où rien ne bouge, rien ne se passe et où l'ennui pèse vite pour une enfant tout juste âgée de 9 ans. Elle est dans sa chambre, assise sur le lit et vêtue d'un simple t-shirt trop grand pour elle. Je l'a vois soucieuse et dans son regard il y a une touche de tristesse et de mélancolie que l'on ne doit pas avoir à son age. La pièce est sombre et la seule source de lumière est un lampadaire qui donne de la rue, malgré cette obscurité, je vois sa peau qui est d'une blancheur laiteuse, ses cheveux mélés, sa bouche entre ouverte et ses lèvres salées de larmes. Je ne me souviens pas précisément de quelle manière sa vie commença mais cette nuit elle semble si désespérée que j'ai envie de la réconforté mais comme toujours elle ne me prête pas attention.
Subitement elle se lève et va en direction du couloir, elle ne ferme pas la porte de peur de réveillé ses parents et dans le noir elle descend paisiblement les escaliers sans se soucier d'une chute fatale peut-être qu'elle à pris l'habitude de ce chemin, elle pourrais le faire les yeux fermés. Je sais exactement ce qu'elle veux faire, je l'a connais trop pour en douter. Comme je le prévoyais, elle s'est rendue dans la cuisine. Mais en un instant elle avais changée, je l'a vois qui semble très hésitante, elle marche lentement mais ce qui me marque le plus c'est ce mal de tête affreux qu'elle a à force de pleurer ; je partage sa douleur : elle a ce mal qui donne envie de se frapper la tête contre un mur. Puis elle se décide enfin, elle ouvre un tiroir où se trouve un couteau, elle le prend et regarde son poignet d'une manière malsaine et commence à s'ouvrir, des gouttes de sang tombent sur les carreaux de la cuisine...Je décide d'intervenir avant qu'il ne sois trop tard, avant qu'elle ne recommence son geste.
- Que vas-tu faire ? Pourquoi tant de pleures ? Il ne reviendra pas tu sais...
-Je sais, oui, mais je veux rejoindre mon grand père, il était si gentil et je ne sert à rien ici.
-Tu crois qu'il voudrait te voir dans cet état ? Il ne serait pas heureux d'être la cause de ta disparition. Et tes parents comment vivrons t-ils ton absence ?
-Je ne les aime pas et tu le sais de toute façon eux non plus ne m'aime pas...
-Si ils ne t'aimais pas, ils t'aurais laissé dans ton école, essaye de t'accrocher et prouve à ton grand père que tu est une fille bien, montre lui qu'il peut être fière de toi de là où il est.
- Oui tu as raison...mais je ne supporterais pas longtemps.
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Posted on Tuesday, 13 November 2007 at 3:10 PM
Edited on Tuesday, 10 June 2008 at 4:37 AM